Lois et réglementations

L'association sud-africaine SABA réclame un durcissement de la législation sur les jeux d'argent en ligne

Le secteur sud-africain des paris réclame des mesures plus strictes contre les jeux d'argent illégaux pratiqués à l'étranger. L'Association sud-africaine des bookmakers estime que des lois plus strictes sont nécessaires pour empêcher les opérateurs illégaux d'atteindre les parieurs locaux.

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La SABA réclame des mesures plus strictes

L'Association sud-africaine des bookmakers (SABA) a de nouveau appelé à un durcissement de la législation sur les jeux d'argent. Elle estime que l'Afrique du Sud devrait se concentrer sur une application plus stricte de la loi, et pas seulement sur le blocage des sites web. Cet appel fait suite aux récentes déclarations de l'Association des fournisseurs d'accès à Internet. Ce groupe a évoqué des projets visant à bloquer les sites de jeux d'argent offshore illégaux.

La SABA a reconnu que le blocage des sites web nécessitait des lois claires. Elle a également précisé que ce processus devait respecter la loi et s'accompagner de contrôles appropriés. Toutefois, l'association estime qu'une application plus stricte de la loi est primordiale. La SABA a par ailleurs salué la décision du Conseil national des jeux de hasard de faire appel à une société chargée de bloquer les sites de jeux d'argent illégaux. Elle a déclaré qu'il s'agissait d'une étape dans le cadre d'un plan plus vaste visant à lutter contre les opérateurs illégaux.

Les opérateurs illégaux trouvent toujours des failles

La SABA a rappelé que la législation sud-africaine interdit déjà les jeux d’argent en ligne illégaux. Elle estime toutefois que certaines lacunes juridiques compliquent l’application de la loi. Le groupe a indiqué avoir passé des mois à rencontrer des régulateurs, des législateurs et des associations professionnelles. Il s’est également penché sur les législations relatives aux jeux d’argent en vigueur dans d’autres pays.

Sean Coleman, directeur général de la SABA, s’est félicité du renforcement des mesures prises par l’autorité de régulation. Ces efforts portent notamment sur les nouvelles technologies, les affaires portées devant la Haute Cour et les projets de modification législative. M. Coleman a souligné l’importance du timing, en particulier à l’approche de la Coupe du monde de la FIFA 2026. Il a déclaré que les opérateurs illégaux mettaient les joueurs en danger et portaient préjudice aux entreprises agréées qui respectent les règles.

Le marché illégal continue de croître

Le rapport indique que les opérateurs illégaux représentent désormais environ 62 % du marché sud-africain des jeux d’argent en ligne. Il estime également que plus de 50 milliards de rands quittent le pays chaque année via les jeux d’argent illégaux. L’étude précise en outre qu’environ 16 millions de Sud-Africains ont fréquenté des casinos illégaux au cours de l’année écoulée.

La SABA a déclaré qu’une seule mesure ne suffirait pas à résoudre le problème. Il faudrait au contraire mettre en œuvre plusieurs mesures de manière concertée.

Six propositions pour renforcer l’application de la loi

La SABA préconise six changements pour contribuer à mettre fin aux jeux d’argent illégaux. Ses propositions sont les suivantes :

  • Mettre à jour la loi nationale sur les jeux d’argent.

  • Ajouter des règles claires concernant le blocage des sites web.

  • Mettre fin aux paiements versés aux opérateurs illégaux.

  • Alourdir les sanctions à l’encontre des entreprises qui aident les opérateurs illégaux.

  • Renforcer les règles en matière de publicité.

  • Créer une équipe nationale chargée de faire respecter la loi.

Regard sur d’autres pays

La SABA a déclaré que l’Afrique du Sud pouvait s’inspirer d’autres marchés. Elle a cité l’exemple de l’Australie, où de nouvelles lois sur les jeux d’argent sont entrées en vigueur en 2017, conférant aux autorités de régulation des pouvoirs accrus contre les opérateurs offshore. L’association a indiqué que l’Australie avait bloqué plus de 1 300 sites web illégaux de jeux d’argent et d’affiliation. Elle a également précisé que plus de 220 opérateurs illégaux avaient quitté le marché.

La SABA a également cité l’exemple du Royaume-Uni. Elle a déclaré que les contrôles financiers avaient contribué à réduire les jeux d’argent illégaux. L’association estime que le blocage des sites web ne suffira pas à lui seul. Elle affirme que de meilleurs contrôles des paiements, des enquêtes plus approfondies, des règles publicitaires plus strictes et une collaboration plus étroite entre les autorités de régulation pourraient avoir un impact plus significatif.

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Mykhailiuta Maryna

Analyste et critique de jeux

Mykhailiuta Maryna Analyste et critique de jeux